CAN-Quarts de finale Sénégal vs Mali : Pape Thiaw prône lucidité, respect et maîtrise avant le quart de finale


Rédigé le Jeudi 8 Janvier 2026 à 22:33 | Lu 56 fois | 2 commentaire(s)



 
À la veille du quart de finale très attendu entre le Sénégal et le Mali, le sélectionneur des Lions, Pape Thiaw, s’est présenté face à la presse à Tanger avec un discours posé, réfléchi et empreint de respect. Sans détour, il a abordé les multiples dimensions de ce choc ouest-africain, entre enjeu sportif, charge émotionnelle et exigences du très haut niveau.
D’emblée, le technicien sénégalais a tenu à souligner la valeur de l’adversaire. Il a décrit le Mali comme une équipe solide, engagée et mentalement forte, rappelant que cette confrontation, malgré les liens fraternels entre les deux pays, se jouera exclusivement sur le terrain. Pour lui, il s’agit avant tout d’un match de football entre deux formations ambitieuses.
Un rendez-vous où le mental pèsera lourd
Sur le plan de la préparation, Pape Thiaw explique que son staff a travaillé sur tous les aspects, avec une attention particulière portée à la dimension psychologique. Le caractère de derby de cette affiche, selon lui, accentue la pression mentale et émotionnelle, rendant la gestion des temps forts et faibles déterminante.
Assumant sa double culture, le sélectionneur a rappelé son attachement personnel aux deux nations, tout en affirmant clairement son engagement total envers le Sénégal. L’objectif affiché reste inchangé : poursuivre l’aventure le plus loin possible dans la Coupe d’Afrique des nations 2025.
Un discours apaisé, loin de toute surenchère
Pape Thiaw a également tenu à calmer les discours excessifs autour de cette rencontre. Refusant toute rhétorique belliqueuse, il insiste sur le cadre sportif et sur les liens humains qui unissent les peuples sénégalais et malien. Pour lui, cette confrontation doit rester une opposition loyale et respectueuse.
Conscient toutefois de l’imprévisibilité d’un match à élimination directe, il reconnaît que tous les scénarios sont possibles. C’est pourquoi le Sénégal s’est préparé à répondre à chaque situation, avec l’ambition assumée de franchir ce cap.
Un profond respect pour le Mali
Le sélectionneur n’a pas manqué de saluer le parcours des Aigles, mettant en avant leur force mentale et leur capacité à résister dans l’adversité, notamment lors de leur dernier match disputé en infériorité numérique pendant une longue période. Un signal fort qui, selon lui, confirme la solidité de l’équipe malienne.
Côté sénégalais, le travail a été axé sur la continuité et l’efficacité. Les Lions cherchent à conserver leurs automatismes tout en améliorant leur réalisme, face à une formation réputée pour sa rigueur défensive.
Tanger, une continuité assumée
Restés à Tanger grâce à leur première place en phase de groupes, les Lions bénéficient d’un contexte favorable que Pape Thiaw considère comme une récompense collective. Il espère que cette stabilité logistique et mentale permettra au groupe de poursuivre sur sa lancée.
Une richesse d’effectif assumée
Interrogé sur la gestion de son groupe, le sélectionneur revendique pleinement la profondeur de son effectif. Pour lui, la concurrence interne est un atout majeur, notamment dans le secteur offensif. Il insiste sur le fait qu’aucun joueur n’est relégué au second plan, estimant disposer d’un groupe homogène et compétitif.
Koulibaly, entame de match et exigence du haut niveau
Concernant Kalidou Koulibaly, Pape Thiaw se veut mesurer, laissant planer le doute sur son utilisation, tout en rappelant l’importance du défenseur dans l’équilibre collectif. Il souligne que le statut du Sénégal n’offre aucune garantie et que chaque match reste un combat à gagner.
Enfin, le sélectionneur est revenu sur les entames parfois délicates des Lions depuis le début du tournoi. Un point identifié et travaillé, d’autant plus face à un adversaire aussi physique que le Mali. Sans renier l’identité de jeu sénégalaise, il appelle à davantage de concentration dès les premières minutes. Confiant mais lucide, Pape Thiaw conclut en rappelant la qualité globale de cette CAN et la présence de nombreux sélectionneurs africains locaux à ce stade de la compétition, signe, selon lui, d’un football continental en constante progression.
FKS, envoyée spéciale au Maroc


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