« Je suis en réunion au siège du club, à Dakar, avec des dirigeants de l’équipe. Ce n’était pas prévu dans mon agenda. Mais je devais y être. D’autant qu’on doit parler de la saison à venir (le tirage a été effectué la veille) », s’était excusé Al Ousseynou Sène, coach de la Suneor à l’époque (actuelle SONACOS).
Mais ce n’était que partie remise, puisque le rendez-vous sera fixé à Ouakam, à la cité Asecna où il vit en famille. Aux côtés de ses jumeaux Abdallah et Mamadou Lamine, Al Ousseynou est un papa comblé. C’était à l’été 2013.
Toujours aux côtés de ses jumeaux
Entre les entraînements et les jours de match, l’entraîneur a peu de temps à consacrer à sa famille. C’est pourquoi, sitôt la saison bouclée, les hommes du banc en profitent pour rattraper le temps perdu. Surtout pour Al Ousseynou Sène qui était du côté de Diourbel, sur le banc de la Suneor, ses deux jumeaux (Abdallah et Mamadou Lamine), restent sa principale occupation durant les vacances.
« Ils m’ont manqué. Raison pour laquelle, je reste presque tout le temps avec eux durant les vacances », confiait le jeune technicien qui est lui-même jumeau. « C’était la première fois que je me sépare d’eux. C’est difficile pour moi. D’autant que leur maman n’est pas là (elle est en Angleterre). Et je ne revenais les voir que deux fois par semaine. J’ai dû compter sur l’aide de Coumba Thiam, une voisine. Cette dernière prenait soin d’eux à mon absence », ajoutait Al Ousseynou Sène, qui a eu à diriger aussi la Jeanne d’Arc de Dakar, le Stade de Mbour, l’ASC HLM ou encore Serekunda de Banjul (Gambie).
Dans son programme de vacances, il n’y a pas que ses deux jumeaux. Abdallah Dieng dit « Diego », l’homonyme de l’un des jumeaux, un non-voyant, y occupe aussi une place importante. Ainsi, chaque après-midi (15 h, sauf les vendredis), chapelet à la main, Al Ousseynou le rejoint à la plage, plus précisément au « Djoulikay » (lieu de prière). « Notre relation est amicale et spirituelle. C’est un papa et un marabout pour moi. D’autant que c’est lui qui m’a forgé dans la religion. Avec lui, on ne parle que de la religion. C’est pourquoi je ne peux pas rester une journée sans le voir, quand je suis à Dakar. C’est quelqu’un de véridique », s’enthousiasmait l’ancien coach de l’US Ouakam.
Loin de son jumeau
Cette année (2013) a été spéciale pour Al Ousseynou Sène. Non pas pour la montée en Ligue 1, mais c’est pour la première fois qu’il dirige un club sans son jumeau Al Hassane Sène, actuellement en Europe avec sa famille. Ces deux « complices » ont toujours cheminé ensemble sur un banc. A Ouakam ou à Deggo.
« J’ai trouvé à Diourbel de bons partenaires. Sassy Ndao (son adjoint) et Serigne Dieng (préparateur physique) m’ont beaucoup aidé dans mes tâches. Avec eux, je ne pensais vraiment pas à Assane. C’est seulement quand je me retrouvais seul que je pensais à lui », notait celui qui a démarré le coach en 1997, à son retour d’Arabie saoudite.
Le 4-3-3, son dada
Grand supporteur du FC Barcelone, Ousseynou Sène est un amoureux du 4-3-3. Un système qu’il utilisait à la perfection. « C’est le système que je maîtrise le mieux. Car je l’ai beaucoup pratiqué en tant que joueur. Comme nous étions, Assane et moi (son jumeau) des excentrés, les entraîneurs nous faisaient évoluer en 4-3-3 », confiait celui qui fut professionnel à Besançon (France). « Et puis, j’ai eu à faire un stage en 2010 en Hollande. Là-bas, c’est ce système qui est en vogue. Ce qui explique aussi l’amour que je porte à ce schéma de jeu. Je change parfois de système en fonction de l’adversaire », ajoutait Al Ousseynou Sène qui a fait monter la Suneor en Ligue 1 pour la saison 2013-2014.
Quid de ses modèles d’entraîneur ? : « L’Espagnol Pepe Guardiola (actuel coach de Manchester City) est mon idole. Le jeu qu’il développait avec Barcelone était agréable à voir. Alors que je suis un adepte à 200 % du beau jeu. J’aime aussi le Français Arsène Wenger (ancien coach d’Arsenal) pour sa tranquillité », révélait-t-il. Et sur le plan local ? « Alassane Dia (décédé en avril 2021). C’est un entraîneur que j’adore pour son sens tactique et sa tranquillité. J’aime aussi Lamine Dieng (décédé en décembre 2021) pour son beau jeu, Malick Daf (actuel coach Teungueth) pour sa rigueur ».
Adieu Al Ousseynou ! Je ne regrette point de t’avoir connu. Je ne t’oublierai jamais.
Abdoulaye DIEYE, journaliste sportif (le texte sorti dans Waa Sports en 2013)
Mais ce n’était que partie remise, puisque le rendez-vous sera fixé à Ouakam, à la cité Asecna où il vit en famille. Aux côtés de ses jumeaux Abdallah et Mamadou Lamine, Al Ousseynou est un papa comblé. C’était à l’été 2013.
Toujours aux côtés de ses jumeaux
Entre les entraînements et les jours de match, l’entraîneur a peu de temps à consacrer à sa famille. C’est pourquoi, sitôt la saison bouclée, les hommes du banc en profitent pour rattraper le temps perdu. Surtout pour Al Ousseynou Sène qui était du côté de Diourbel, sur le banc de la Suneor, ses deux jumeaux (Abdallah et Mamadou Lamine), restent sa principale occupation durant les vacances.
« Ils m’ont manqué. Raison pour laquelle, je reste presque tout le temps avec eux durant les vacances », confiait le jeune technicien qui est lui-même jumeau. « C’était la première fois que je me sépare d’eux. C’est difficile pour moi. D’autant que leur maman n’est pas là (elle est en Angleterre). Et je ne revenais les voir que deux fois par semaine. J’ai dû compter sur l’aide de Coumba Thiam, une voisine. Cette dernière prenait soin d’eux à mon absence », ajoutait Al Ousseynou Sène, qui a eu à diriger aussi la Jeanne d’Arc de Dakar, le Stade de Mbour, l’ASC HLM ou encore Serekunda de Banjul (Gambie).
Dans son programme de vacances, il n’y a pas que ses deux jumeaux. Abdallah Dieng dit « Diego », l’homonyme de l’un des jumeaux, un non-voyant, y occupe aussi une place importante. Ainsi, chaque après-midi (15 h, sauf les vendredis), chapelet à la main, Al Ousseynou le rejoint à la plage, plus précisément au « Djoulikay » (lieu de prière). « Notre relation est amicale et spirituelle. C’est un papa et un marabout pour moi. D’autant que c’est lui qui m’a forgé dans la religion. Avec lui, on ne parle que de la religion. C’est pourquoi je ne peux pas rester une journée sans le voir, quand je suis à Dakar. C’est quelqu’un de véridique », s’enthousiasmait l’ancien coach de l’US Ouakam.
Loin de son jumeau
Cette année (2013) a été spéciale pour Al Ousseynou Sène. Non pas pour la montée en Ligue 1, mais c’est pour la première fois qu’il dirige un club sans son jumeau Al Hassane Sène, actuellement en Europe avec sa famille. Ces deux « complices » ont toujours cheminé ensemble sur un banc. A Ouakam ou à Deggo.
« J’ai trouvé à Diourbel de bons partenaires. Sassy Ndao (son adjoint) et Serigne Dieng (préparateur physique) m’ont beaucoup aidé dans mes tâches. Avec eux, je ne pensais vraiment pas à Assane. C’est seulement quand je me retrouvais seul que je pensais à lui », notait celui qui a démarré le coach en 1997, à son retour d’Arabie saoudite.
Le 4-3-3, son dada
Grand supporteur du FC Barcelone, Ousseynou Sène est un amoureux du 4-3-3. Un système qu’il utilisait à la perfection. « C’est le système que je maîtrise le mieux. Car je l’ai beaucoup pratiqué en tant que joueur. Comme nous étions, Assane et moi (son jumeau) des excentrés, les entraîneurs nous faisaient évoluer en 4-3-3 », confiait celui qui fut professionnel à Besançon (France). « Et puis, j’ai eu à faire un stage en 2010 en Hollande. Là-bas, c’est ce système qui est en vogue. Ce qui explique aussi l’amour que je porte à ce schéma de jeu. Je change parfois de système en fonction de l’adversaire », ajoutait Al Ousseynou Sène qui a fait monter la Suneor en Ligue 1 pour la saison 2013-2014.
Quid de ses modèles d’entraîneur ? : « L’Espagnol Pepe Guardiola (actuel coach de Manchester City) est mon idole. Le jeu qu’il développait avec Barcelone était agréable à voir. Alors que je suis un adepte à 200 % du beau jeu. J’aime aussi le Français Arsène Wenger (ancien coach d’Arsenal) pour sa tranquillité », révélait-t-il. Et sur le plan local ? « Alassane Dia (décédé en avril 2021). C’est un entraîneur que j’adore pour son sens tactique et sa tranquillité. J’aime aussi Lamine Dieng (décédé en décembre 2021) pour son beau jeu, Malick Daf (actuel coach Teungueth) pour sa rigueur ».
Adieu Al Ousseynou ! Je ne regrette point de t’avoir connu. Je ne t’oublierai jamais.
Abdoulaye DIEYE, journaliste sportif (le texte sorti dans Waa Sports en 2013)