Après ses victoires avec Séville et Villarreal, Unai Emery a gagné pour la cinquième fois la Ligue Europa avec Aston Villa, qui a largement dominé Fribourg ce mercredi à Istanbul (3-0).
La marche était trop haute, beaucoup trop haute pour Fribourg. Le club allemand disputait la première finale européenne de son histoire ce mercredi à Istanbul, et il n'a rivalisé qu'en tribunes avec Aston Villa et son sorcier espagnol Unai Emery. Si l'équipe de Julian Schuster peut nourrir un regret, c'est d'avoir été piégée par le biais de deux corners en toute fin de première période. Deux actions qui ont débouché sur des buts superbes, signés Youri Tielemans (41e) et Emiliano Buendia (45e + 3).
D'abord une combinaison qui a dévoilé sa naïveté, quand Morgan Rogers a servi le milieu belge, laissé libre par une défense attirée vers son but par les mouvements anglais. Ensuite une frappe enroulée de l'Argentin en lucarne, sur le deuxième temps d'un corner et alors que les Allemands, étouffés sous la pression, attendaient un centre.
Dès lors, il n'y avait plus vraiment de match. Alors que la première demi-heure l'avait laissé croire, par séquences. L'intensité et le pressing de Fribourg ont d'abord gêné l'équipe de Birmingham, qui a subi quelques situations chaudes dans sa surface et même un premier tir cadré, signé Johan Manzambi, sur un ballon perdu à 35 mètres de son but par Youri Tielemans (33e). Le problème, c'est que ce premier arrêt pas vraiment compliqué d'Emiliano Martinez fut aussi son dernier de la partie.
En deuxième période, dans un schéma qui lui convenait parfaitement, Aston Villa a déroulé son plan sans souci, subissant sans crainte la rébellion de Fribourg pour mieux frapper en contre. Comme à la 58e quand, avec Lucas Digne à l'avant-dernière passe (comme sur l'ouverture du score), un centre d'Emiliano Buendia a trouvé Morgan Rogers au premier poteau pour le troisième but anglais.
Un succès aux airs de triomphe sous les yeux du Prince William, le plus illustre supporter du club de Birmingham, qui n'était pas encore né, à un mois près, lors du précédent sacre européen des Villains, en mai 1982. C'était alors en Coupe des clubs champions aux dépens du Bayern Munich (1-0). Aston Villa a aussi conquis ce mercredi son premier titre au XXIe siècle. Le précédent datait de 1996 (une Coupe de la Ligue). S'il se maintient à la quatrième place de la Premier League le week-end prochain, son succès en C3, qualificatif pour la C1, permettra au Sporting Portugal d'entrer directement en Ligue des champions la saison prochaine, sans passer par le 3e tour préliminaire puis le barrage.
Unai Emery : mister C3
Déjà vainqueur à quatre reprises de la compétition avec Séville et Villarreal, Unai Emery, « Mister Ligue Europa », a conquis à Istanbul sa cinquième C3, cette fois à la tête d'Aston Villa. « L'Europe compte énormément pour moi. À Séville, j'ai compris ce que la Ligue Europa représentait pour le club et les supporters, avait-il expliqué avant la finale au quotidien Marca. Ils m'ont transmis cet esprit de compétition, et nous l'avons remportée à trois reprises ».
Arrivé en 2022 à Birmingham, il a connu son unique défaite à ce stade de la compétition en 2019 avec Arsenal. Son gardien, Emiliano Martinez, confirme lui son statut de « monsieur 100 % : il a remporté contre Fribourg la septième finale disputée dans sa carrière.
L’Equipe
La marche était trop haute, beaucoup trop haute pour Fribourg. Le club allemand disputait la première finale européenne de son histoire ce mercredi à Istanbul, et il n'a rivalisé qu'en tribunes avec Aston Villa et son sorcier espagnol Unai Emery. Si l'équipe de Julian Schuster peut nourrir un regret, c'est d'avoir été piégée par le biais de deux corners en toute fin de première période. Deux actions qui ont débouché sur des buts superbes, signés Youri Tielemans (41e) et Emiliano Buendia (45e + 3).
D'abord une combinaison qui a dévoilé sa naïveté, quand Morgan Rogers a servi le milieu belge, laissé libre par une défense attirée vers son but par les mouvements anglais. Ensuite une frappe enroulée de l'Argentin en lucarne, sur le deuxième temps d'un corner et alors que les Allemands, étouffés sous la pression, attendaient un centre.
Dès lors, il n'y avait plus vraiment de match. Alors que la première demi-heure l'avait laissé croire, par séquences. L'intensité et le pressing de Fribourg ont d'abord gêné l'équipe de Birmingham, qui a subi quelques situations chaudes dans sa surface et même un premier tir cadré, signé Johan Manzambi, sur un ballon perdu à 35 mètres de son but par Youri Tielemans (33e). Le problème, c'est que ce premier arrêt pas vraiment compliqué d'Emiliano Martinez fut aussi son dernier de la partie.
En deuxième période, dans un schéma qui lui convenait parfaitement, Aston Villa a déroulé son plan sans souci, subissant sans crainte la rébellion de Fribourg pour mieux frapper en contre. Comme à la 58e quand, avec Lucas Digne à l'avant-dernière passe (comme sur l'ouverture du score), un centre d'Emiliano Buendia a trouvé Morgan Rogers au premier poteau pour le troisième but anglais.
Un succès aux airs de triomphe sous les yeux du Prince William, le plus illustre supporter du club de Birmingham, qui n'était pas encore né, à un mois près, lors du précédent sacre européen des Villains, en mai 1982. C'était alors en Coupe des clubs champions aux dépens du Bayern Munich (1-0). Aston Villa a aussi conquis ce mercredi son premier titre au XXIe siècle. Le précédent datait de 1996 (une Coupe de la Ligue). S'il se maintient à la quatrième place de la Premier League le week-end prochain, son succès en C3, qualificatif pour la C1, permettra au Sporting Portugal d'entrer directement en Ligue des champions la saison prochaine, sans passer par le 3e tour préliminaire puis le barrage.
Unai Emery : mister C3
Déjà vainqueur à quatre reprises de la compétition avec Séville et Villarreal, Unai Emery, « Mister Ligue Europa », a conquis à Istanbul sa cinquième C3, cette fois à la tête d'Aston Villa. « L'Europe compte énormément pour moi. À Séville, j'ai compris ce que la Ligue Europa représentait pour le club et les supporters, avait-il expliqué avant la finale au quotidien Marca. Ils m'ont transmis cet esprit de compétition, et nous l'avons remportée à trois reprises ».
Arrivé en 2022 à Birmingham, il a connu son unique défaite à ce stade de la compétition en 2019 avec Arsenal. Son gardien, Emiliano Martinez, confirme lui son statut de « monsieur 100 % : il a remporté contre Fribourg la septième finale disputée dans sa carrière.
L’Equipe

