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Lutte : Siteu blanchi par le TAS, ses sanctions levées


Rédigé le Mercredi 25 Mars 2026 à 00:07 | Lu 19 commentaire(s)



Siteu a définitivement tourné la page de son dossier antidopage face à l’ORAD. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rendu son verdict final : le lutteur est acquitté et toutes les sanctions prononcées à son encontre sont levées. Après deux années d’incertitude, le Tarkinda retrouve ainsi une liberté totale.
La décision de la plus haute juridiction sportive mondiale, basée à Lausanne (Suisse), était très attendue. Dans une sentence arbitrale rendue ce 23 mars 2026, le TAS a annulé la suspension de deux ans infligée le 27 juin 2025 par l’Organisation Régionale Antidopage Afrique Zone II & III (ORAD).
« Le TAS a annulé la suspension de deux ans prononcée à l’encontre de Moustapha Senghor, dit Siteu », a indiqué Me Seydou Diagne, avocat du lutteur, dans un communiqué.
Pour rappel, Siteu avait été suspendu jusqu’au 27 juin 2027 pour « refus de se soumettre à un contrôle antidopage » après son combat contre Modou Lô, le 24 novembre 2024.

Des irrégularités relevées dans le contrôle antidopage
Le dossier a connu plusieurs rebondissements, notamment à l’approche du combat très attendu contre Balla Gaye 2, prévu le 20 juillet 2025. À moins d’un mois de l’événement, l’ORAD avait prononcé la suspension du lutteur, mettant en péril la tenue du combat.
Saisi en urgence, le TAS avait d’abord suspendu cette décision, permettant ainsi l’organisation du duel. Sur le fond, l’instance a finalement donné raison à Siteu, en pointant des irrégularités dans la procédure.
Selon le communiqué de son avocat, « le contrôle antidopage visant Siteu a été mené dans des circonstances troubles et n’était pas conforme ». En conséquence, le lutteur échappe définitivement à toute sanction liée à cette affaire.

Une défense décisive menée par Me Yvan Henzer
L’acquittement de Siteu doit beaucoup au travail de son équipe juridique, notamment Me Yvan Henzer, avocat basé à Lausanne, qui a plaidé le dossier devant le TAS.
« Il faut se réjouir de cette victoire, car il est toujours extrêmement délicat de démontrer des manquements du côté des autorités antidopage », a-t-il déclaré.
De son côté, Me Seydou Diagne a salué cette issue tout en rappelant que « les règles doivent être respectées par tous, y compris les institutions sportives ».

Aziz Ndiaye, acteur clé dans le dénouement
Le combat entre Siteu et Balla Gaye 2 aurait pu ne jamais avoir lieu sans l’intervention déterminante du promoteur Aziz Ndiaye. Grâce à sa ténacité, et via son groupe Albourakh, il a engagé une procédure d’urgence auprès du TAS afin d’obtenir une décision avant la date du combat.
Cette démarche, estimée à près de 15 millions de francs CFA selon certaines sources, a permis de suspendre la sanction initiale de l’ORAD.
Résultat : Siteu a pu affronter le « Lion de Guédiawaye » et s’adjuger la couronne d’Empereur, couronnant ainsi une bataille remportée autant sur le terrain juridique que dans l’arène.