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Mondial 2026 – Pape Fall : « En seconde période, le Sénégal était complètement à la rue physiquement »


Rédigé le Jeudi 18 Juin 2026 à 21:18 | Lu 12 fois | 0 commentaire(s)



La défaite du Sénégal face à la France (3-1), lors de son entrée en lice à la Coupe du monde 2026, continue de susciter de nombreuses analyses. Ancien international sénégalais, Pape Fall estime que le tournant du match s’est joué sur le plan physique, avec des Lions méconnaissables après la pause.
« On a vu une très bonne équipe sénégalaise en première période », souligne-t-il dans un entretien accordé à L’Observateur. Bien en place tactiquement, le Sénégal a su alterner entre un bloc haut et un bloc médian, tout en se procurant plusieurs situations intéressantes. Mais pour l’ancien Lion, le principal regret reste l’incapacité à convertir ces temps forts. « Dans le haut niveau, il y a des choses qui ne se pardonnent pas. Nous n’avons pas su concrétiser nos actions », regrette-t-il.
Selon Pape Fall, le sélectionneur français Didier Deschamps avait parfaitement anticipé le scénario du match. Avec la chaleur et la dépense énergétique consentie avant la pause, il savait que certains cadres sénégalais allaient finir par céder physiquement. « Entraîneur expérimenté, Deschamps a compris qu’avec la chaleur, du point de vue physique, on pouvait couler », explique-t-il.
La seconde période lui a donné raison. Le Sénégal a progressivement perdu le contrôle du jeu, incapable de maintenir son intensité face à l’armada offensive française. « Sur le plan physique, on a eu en seconde période une équipe complètement à la rue. Une équipe qui a regardé la France jouer », tranche l’ancien international. Pape Fall pointe également la situation de plusieurs leaders, notamment Kalidou Koulibaly et Idrissa Gana Guèye, dont le manque de compétition s’est fait ressentir. Le défenseur central, auteur d’une première période d’expérience et de maîtrise, n’a plus eu la même influence après le repos. « Les Français ont insisté sur Koulibaly, sachant qu’il était resté deux mois sans jouer », analyse-t-il.
Au milieu, Gana a tenté d’apporter des solutions en décrochant très bas pour participer à la relance, mais le manque de coordination collective a compliqué sa tâche. D’autres éléments habituellement performants, comme Lamine Camara et Pape Guèye, n’ont pas non plus affiché leur rendement habituel. « Rien ne peut remplacer la compétition. L’intensité des matches, on ne peut pas la retrouver à l’entraînement. Il faut mettre les joueurs qui sont compétitifs. Si l’on n’a pas des joueurs aptes physiquement, on aura encore une grosse désillusion », prévient-il.
 
 



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