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Salaire du sélectionneur national des Lions : L’État doit couper le cordon avec la FSF


Rédigé le Mercredi 15 Juillet 2026 à 19:31 | Lu 25 fois | 0 commentaire(s)



Pendant 25 ans, l’État du Sénégal a payé. Payé les stages. Payé les primes. Payé le salaire du sélectionneur national.
25 ans de solidarité. Depuis plus de 25 ans, le budget de l’État prend en charge le salaire du sélectionneur national. Une aide légitime à l’époque où la FSF démarrait. 25 ans d’accompagnement, aujourd’hui, il est temps d’arrêter.
La Fédération Sénégalaise de Football n’est plus une association fauchée. Elle est autonome statutairement et financièrement.
La FSF brasse des milliards. Droits TV, sponsors, subventions FIFA, CAF, sponsoring, Orize money, matchs amicaux, billetterie. Des millions qui entrent chaque année.
Alors pourquoi est-ce encore le contribuable sénégalais qui règle la facture du salaire du coach des Lions? C’est une anomalie. Une aberration.
On ne peut pas revendiquer l’autonomie de gestion et tendre la main à l’État pour payer la plus grosse ligne budgétaire du football.
En 2026, le contexte doit changer. La FSF, bien qu'étant délégataire de pouvoir, est une structure autonome. Elle gère des budgets de plusieurs milliards grâce aux compétitions internationales, aux sponsors et aux dotations de la FIFA et de la CAF.
Continuer à payer le salaire du coach, c’est entretenir une dépendance qui n’a plus lieu d’être.
La solution est simple. L’État retire immédiatement cette ligne de son budget et la FSF prend le relais. Elle a les ressources. Un sponsor majeur, une banque, une entreprise nationale porte ce salaire. Qu’on appelle ça le "Salaire du Coach. C’est du win-win en image.
L’État a joué son rôle. Il a porté le football à bout de bras. Maintenant, que la FSF marche sur ses deux jambes. Qu’elle assume pleinement son autonomie.
Le peuple sénégalais a d’autres priorités et les autres fédérations sportives doivent bénéficier de traitement similaires pour développer le sport à la base. Le football doit apprendre à se financer lui-même et avoir la grandeur de dire : "Nous prenons le relais". Le football sénégalais n’y perdra rien. Il y gagnera en crédibilité.
 
Mbaye Jacques DIOP, Journaliste sportif,Administrateur club des Experts Sportifs & Globe Sports



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