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CORNER
Malang Diédhiou : l'honneur sauf de l'arbitrage africain

Au Sénégal, la rumeur lui donnait déjà le sifflet de la finale. Ce sera finalement dans le Belgique-Angleterre de samedi qu'il aura officié. Dernier représentant de l'Afrique et du pays de la Téranga en Russie après l'élimination sur le fil du Sénégal en phase de poule, Malang Diédhiou aura sauvé l'image de l'arbitrage africain dans ce Mondial. 

Un parcours peu commun du sud du Sénégal à Saint-Pétersbourg

Passé international en 2008, ce natif du village de Badiana, dans l'ex-région de Casamance, dans le sud du Sénégal, Malang Diédhiou a notamment été sélectionné pour les Coupes d'Afrique des Nations 2015 et 2017 ou encore les Jeux olympiques de Rio en 2016. Quand il n'est pas sur un terrain de football, ce Sénégalais de 45 ans est lieutenant-colonel aux Douanes dans la Zone franche industrielle de Dakar.


Ce samedi, Malang Diedhiou a revêtu les crampons pour l'avant-dernier match de ce Mondial au stade Krestovski de Saint-Pétersbourg. Il a ainsi retrouvé les coéquipiers d'Eden Hazard qu'il avait déjà arbitrés lors de la rencontre contre le Japon le 2 juillet. Le Sénégalais a officié en tant qu'arbitre principal lors de trois rencontres de ce Mondial en Russie, assisté de ses compatriotes Djibril Camara et El Hadj Malick Samba.


Pour son dernier match, il a été le quatrième officiel aux côtés de l'Iranien Alireza Faghani. Tout au long de la compétition, ses performances ont été saluées pour leur mesure. Du haut de son 1,91 m, Malang Diédhiou s'est fait discret. Au total, il n'a distribué que sept cartons jaunes et un seul rouge, expulsant le défenseur russe Igor Smolnikov lors de la rencontre du pays hôte contre l'Uruguay.

L'honneur retrouvé de l'arbitrage africain mis en cause juste avant le mondial

Si la Fifa a choisi de mettre l'Argentin Nestor Pitana au sifflet de la finale France-Croatie dimanche, Malang Diédhiou a porté haut les couleurs de l'arbitrage africain. D'autant que ce dernier a été mis à mal avant le début de la compétition. En effet, quelques jours avant l'ouverture du Mondial, la BBC a diffusé un reportage en caméra cachée du journaliste d'investigation ghanéen Anas Aremeyaw Anas. À l'écran, plusieurs officiels du football africain y ont reçu des pots-de-vin. Parmi eux : l'arbitre kényan Aden Marwa, qui avait été sélectionné par la Fifa pour faire le voyage en Russie. Celui-ci a bien sûr été contraint de démissionner. C'est dire combien au propre comme au figuré, la sélection de Malang Diédhiou, à la suite de ses performances, a réhabilité le sifflet africain. A défaut de qualification en huitième de finale des équipes, l'Afrique apu compter sur l'un de ses fils pour exister à un haut niveau dans cette Coupe du monde. 


Le point Afrique



CM 2018 Sénégal : Satisfactions et regrets d’une symphonie inachevée

Sénégal-Pologne 2-1, Sénégal-Japon 2-2, Sénégal-Colombie 0-1. Entre ces trois scores, une leçon de vie ou plutôt une leçon d’apprentissage pour un jeune entraineur. Quand on est Africain, le plus jeune entraineur du mondial de surcroît, qu’on a une fois gouté aux délices d’une phase finale de coupe du monde en tant que joueur, un tel parcours laisse penser qu’on a réussi son coup d’essai.

Quand on analyse le parcours des Lions qui s’est soldé par trois sorties : une victoire, un nul et une défaite, on se dit que le Sénégal n’a pas été ridicule. Loin s’en faut.  L’honneur est sauf si l’on en juge par les scores enregistrés et la manière dont les Lions ont été écartés de la compétition. Eliminés sur la base d’un nouveau règlement : le VAR et le décompte des cartons, le Sénégal vient encore de marquer de son empreinte l’histoire du football mondial comme il l’avait fait en 2002 avec le but de la mort. Cette irruption dans l’histoire du football mondial n’est pas anodine car on retiendra ce fait dans les annales du football. Tout comme on retiendra que le Sénégal est la seule équipe du monde à être éliminée au décompte des cartons jaunes (avertissements). Aliou Cissé et ses joueurs peuvent être fiers de cette marque indélébile qui restera gravée dans les mémoires et dans la conscience des juges du VAR qui ont refusé le pénalty net du Sénégal face à la Colombie.

Mais là s’arrête le constat. L’équipe des Lions n’était certes pas annoncée comme l’une des grandes favorites du tournoi. Mais elle était attendue par la grande porte. Beaucoup d’experts du ballon rond étaient prêts à lui dérouler le tapis rouge. Sa qualification pour le second tour n’aurait pas été une surprise pour les héritiers de la génération de 2002. La génération des Elhadj Diouf, Fadiga, Pape Bouba Diop, Henry Camara semblait tenir en Sadio Mané, Daio Baldé Keita, Mbaye Niang, Ismaila Sarr, les héritiers légitimes pour porter le flambeau encore plus loin que les quarts de finales de 2002. Tout portait à le croire vue la valeur intrinsèque de ces jeunes joueurs qui font le bonheur de leurs clubs respectifs. Contrairement à leurs ainés d’il y a seize ans, la génération de 2018 n’est pas sortie de l’anonymat. Toutes ses composantes sont connues et reconnues parmi l’élite du football mondial.

Pourquoi alors les fruits n’ont pas répondu à la promesse des fleurs ? Telle est la question centrale à laquelle nous devons  tenter de répondre. De la pertinence de la réponse dépend le futur de cette équipe qui avait suscité tant d’espoirs et charrié tant de certitudes quant à sa capacité  à  surmonter toutes les épreuves.

Si beaucoup ont parlé de gâchis à la suite de ce mondial, c’est parce qu’elle concentrait un potentiel de talents inhabituel dans une équipe. Avec un Sadio Mané incontestable à Liverpool, deuxième plus grand club européen de l’année, un Kalidou Coulibaly considéré comme l’un des meilleurs défenseurs du monde du moment, un Ismaila Sarr et un Diao Baldé révélateurs et animateurs du championnat français. Tout laissait croire que l’orchestre allait entonner une belle symphonie. Hélas, on eut droit à une symphonie inachevée du fait des fausses notes et des dissonances de Sadio Mané, que ni Baldé longtemps laissé sur la touche, ni Issmaila Sarr encore à l’apprentissage de la haute compétition n’ont pu compenser. Seul Mbaye Niang, trop esseulé et parfois confiné dans un rôle ingrat de récupérateur a tenté tant bien que mal de jouer sa partition.

La question que l’on se pose aujourd’hui, est de savoir si Aliou Cissé a pu disposer de son effectif au complet tellement l’absence de Kara Mbodj (blessé bien avant la compétition et maintenu malgré tout) Diao Baldé, Moussa Sow dont l’expérience aurait pu servir dans ce contexte, les gardiens suppléants Abdoulaye Diallo et Mendy dont l’entrée à la place de Khadim Ndiaye aurait pu rassurer ses coéquipiers après le match raté du portier titulaire contre le Japon. Sans verser dans le fétichisme des absents dont on dit qu’ils ont toujours raison après les mauvais matches, on peut tout de même s’interroger sur la pertinence de certains choix. On comprend, sous ce rapport, certaines frustrations exprimées par des joueurs qui auraient pu être mieux utilisés si le coach avait fait une bonne analyse des adversaires et de la nature des matches à disputer.

C’est sans doute à ce niveau que le Sénégal a surtout pêché. L’étude des forces et faiblesses de l’adversaire aurait sans doute permis au staff technique de mieux préparer les matches et de se mettre à l’abri de certaines surprises comme devant le Japon et la Colombie. Sur ce chapitre, force est de reconnaitre que les superviseurs des équipes adverses ont failli à leur mission si tant est qu’ils n’ont pas décelé ces forces et faiblesses des adversaires.   Quand on supervise un adversaire, on le décortique sous toutes ses facettes technico-tactiques et dans ses individualités. Sur ce plan le Sénégal a fait preuve d’une naïveté coupable que rien ne saurait justifier.

Le second constat relève du dispositif technico-tactique selon les situations du match. Sur ce plan, le Sénégal n’a jamais été maitre du jeu. Si devant la Pologne, les Lions ont eu la chance d’avoir une avance de 2 buts, ils ont cependant donné des signes de fébrilité quand l’adversaire a décidé d’accélérer le jeu. C’est à partir de cette première sortie que les faiblesses ont commencé à faire jour.  On ne le dira jamais assez, la haute compétition exige des joueurs prêts à tous les temps et à tous les régimes. La principale faiblesse des Lions est qu’ils sont souvent dépassés dès que l’adversaire hausse le ton et commence à imposer son jeu. Cette carence traduit une faiblesse dans la préparation physico-tactique. La question de la motricité se pose à ce niveau car les joueurs qui ont souvent de la peine à s’adapter au jeu pour conserver le résultat. Face au Japon, les frayeurs ont commencé quand les japonais ont fait courir la balle et misé sur la supériorité numérique. Les lions en ont fait les frais pour n’avoir pas su assurer une bonne couverture de leurs arrières face aux balles envoyées dans le dos de la défense. Le latéral droit Wague en a pâti pour n’avoir pas été soutenu dans ses efforts alors qu’il a réussi un grand match sur le plan offensif en marquant le deuxième but.

Face à la Colombie, la principale faiblesse des Lions a été, encore une fois, de croire qu’un match se joue en 45 minutes. En jetant toutes leurs forces dans la bataille dans les premières 45 minutes, ils se sont épuisés au fils du temps au risque de laisser le jeu à leurs adversaires en seconde mi-temps. L’encadrement technique n’a pas su gérer les temps forts et les temps faibles. Il n’a pas non plus compris que le comportement attentiste de l’adversaire en première mi-temps n’était qu’un piège souvent tendu aux Africains pour les  éprouver. Les Lions sont tombés dans le piège alors que leur position de leader du groupe leur imposait simplement de contrôler l’adversaire à distance en s’adaptant à son jeu.

Il va de soi que d’autres faiblesses sont notées tant dans la sélection des joueurs, dans le choix du dispositif tactique que dans l’utilisation des temps de jeu. Des faiblesses sur lesquelles nous reviendrons ultérieurement.


Mamadou Kassé
senegalfootballclub.com



Sénégal-Pologne 2-1, Sénégal-Japon 2-2. Entre ces deux scores, une multitude d’observations, de remarques et de questionnements sur l’identité, la personnalité et le caractère des Lions. A quel Sénégal se fier au regard de la physionomie des deux matches.


La leçon japonaise: Un viatique pour la suite de la compétition


Face à la Pologne considérée avant de Mondial comme l’ogre du groupe H en compagnie du Sénégal, du Japon et de la Colombie, le monde du football s’attendait à une épreuve difficile pour les Lions. L’équipe polonaise conduite par un certain Lewandowski, buteur patenté du Bayern de Munich et l’un des meilleurs réalisateurs des matches de qualification, était donnée comme le rouleau compresseur qui allait tout écraser sur son passage.

Pourtant, beaucoup n’avaient pas donné un contenu réel aux propos de l’avant-centre polonais dont les craintes étaient bien fondées.  Il l’avait dit en termes sans équivoque arguant que le Sénégal est une équipe de contre dont les attaquants sont très rapides et doivent être surveillés de près. Il ne savait pas si bien dire quand on connait la suite de la confrontation avec les Lions et les séquelles de cette partie qui ont conduit aux difficultés actuelles de cette équipe. Lewandowski et sa bande n’ont pas survécu à l’épreuve de force qu’ils ont voulu imposer aux Lions.

Ils l’ont lourdement ressenti face à la Colombie lors de leur deuxième sortie où ils n’ont pas pu tenir physiquement. Auront-ils le temps et la force morale de récupérer devant des Japonais euphoriques à la suite de leur match contre le Sénégal (2-2) à la suite d’une résistance bien héroïque. Dans cette partie aux multiples bouleversements, le Japon a emprunté du Sénégal un adage qui, au demeurant, ne lui est pas étranger : « on nous tue, on ne nous déshonore pas ».
Et c’est sur ce point que nous axons la deuxième lecture du comportement des Lions qui, après avoir conquis le public russe et entretenu les espoirs pour un futur plus radieux, n’ont pas su faire honneur à une réputation qui ne semblait ni surfaite ni usurpée.

Hélas, devant les Japonais, les Lions ont oubliée qu’une bonne équipe, c’est d’abord une bonne identité et une forte personnalité. En haute compétition, le talent, à lui seul, ne suffit pas. Il faut également de l’engagement, et une volonté inébranlable de s’imposer quel que soit l’adversaire.

Aliou Cissé pensait sans doute que l’équipe japonaise était aussi calculatrice que les autres équipes européennes. Il n’avait pas tort, mais le calcul japonais était tout autre. Ce calcul repose sur une règle mathématique assez singulière : le Sénégal dispose de deux voire trois joueurs qui pouvaient faire mal, il faut les empêcher de jouer et exploiter les éventuelles failles de la défense pour marquer.

Sadio Mané, Mbaye Niang et Ismaila Sarr l’ont appris à leurs dépens pour n’avoir pas su que dans ce genre de matches, il faut jouer plus avec la tête qu’avec les jambes. A preuve les fautes non sanctionnées (par un arbitre italien assez complaisant) commises par les Japonais dont le but était simplement d’empêcher les Sénégalais de se rapprocher de leur camp.

L’erreur de Aliou Cissé est d’avoir décroché Mbaye Niang de  la surface japonaise alors qu’il devait servir de pivot en utilisant la force de pénétration des ailiers Sadio Mané et Ismaila Sarr pour peser sur la défense adverse. Mais en demandant à Niang de descendre pour venir chercher la balle, il l’obligeait en même temps de tourner le dos à la défense averse et de se faire prendre en étau par les arrières centraux.

Deuxième erreur de l’entraineur sénégalais : le fait de ne pas comprendre sitôt que les Japonais avaient choisi de jouer derrière la défense sénégalaise, surtout au niveau de Moussa Wagué. En essayant de faire bouger la défense sénégalaise dans tous les sens, les japonais n’avaient qu’un seul objectif : jouer sur le flanc droit pour déséquilibrer la défense et balancer vers la gauche dans le dos de Wagué. Le deuxième but japonais en est une illustration marquante, pour comme d’ailleurs le premier but.

C’est dire que la leçon japonaise, une leçon technico-tactique est à prendre comme un cours magistral de réalisme et de discipline de jeu. Savoir jouer sur les faiblesses de l’adversaire et maitriser l’exploitation des temps forts et des temps faibles. Ce qui ne semble pas être le point fort des Africains.

Aliou Cissé et ses Lions doivent comprendre qu’à ce stade de la compétition, chaque équipe doit savoir jouer avec ses propres forces en étudiant les faiblesses de l’adversaire. Si les Lions saisissent bien la portée de cette leçon, ils auront là un viatique pour la suite de la compétition.
 
Mamadou Kassé
senegalfootballclub.com
 


Le Sénégal grille un joker
Par deux fois, le Sénégal a mené au score face au Japon. Par deux fois les Nippons ont rétabli l’égalité. Résultat : un match nul qui met le Sénégal sous pression avant son troisième match contre la Colombie.
Vingt minutes parfaites sanctionnées par un but et puis plus rien. Le Sénégal a complètement raté son match contre le Japon, alors qu’il a mené, par deux fois, au score. Mais, à chaque fois, c’est pour voir les Samouraïs Bleus refaire leur retard. La faute à des adversaires apparemment plus déterminés à aller chercher le gain du match. Le Japon était d’autant plus à son aise dans ce match que le Sénégal a affiché un visage aux antipodes de ce qu’il avait montré face à la Pologne. La combativité des Nippons a carrément enrayé la machine sénégalaise. Même dans le secteur aérien où l’on pensait que les Lions avaient un avantage, ils se sont montrés plus forts. La preuve, malgré de nombreux corners en leur faveur, les joueurs sénégalais n’ont pas été capables, ne serait-ce qu’une fois, à prendre le dessus sur les duels aériens.
Et dans les buts sénégalais, ce n’était pas assurance tous-risques avec le gardien Khadim Ndiaye. Fautif sur le deuxième but avec une sortie hasardeuse, le dernier rempart des Lions de la Téranga a fait montre d’une fébrilité inquiétante. Comme quoi, le coach japonais avait raison de dire, en conférence de presse, que le point faible de l’équipe sénégalaise c’était son gardien. Khadim Ndiaye vient de lui donner raison comme il donne du grain à moudre à ses détracteurs qui ont toujours pointé du doigt son manque de concentration dans ses cages.
Erreurs individuelles et naufrage collectif, le Sénégal s’en sort finalement sans grands frais. Il conserve toutes ses chances de se qualifier pour les huitièmes de finale, mais rate l’occasion d’aborder le troisième et dernier match de poule sans pression surtout si la Colombie venait à l’emporter face à la Pologne.
Certes, le Sénégal vient de griller un joker, mais il a toujours son destin entre les mains. Il suffira d’un nul contre les Cafétéros pour rallier le huitièmes de finale.
Le Tireur 


Sénégal vs Japon:  La balle de match

Après une entame victorieuse, les Lions du Sénégal ont l’occasion, cet après-midi, face aux Samouraïs Bleu du Japon, de valider leur ticket en huitièmes de finale.
Sénégal-Japon, c’est le duel au sommet du groupe H. Pour avoir gagné leurs matchs inauguraux face aux favoris désignés, ces deux équipes s’apprêtent à se disputer une place en huitièmes de finale. Du coup, cette affiche prend une saveur bien particulière. En effet, au début de la compétition, il y en avait pas beaucoup qui pariaient sur le caractère décisif de ce match. Mais le Japon comme le Sénégal ont déjoué tous les pronostics en prenant le dessus sur la Colombie et sur la Pologne.
Avec une ration de trois victoires, deux nuls et une défaite en six matchs de Coupe du Monde, le Sénégal a l’occasion de poursuivre dans sa bonne dynamique face à des Japonais qu’ils ont déjà battus par deux fois dans le passé. S’ils rééditent le match quasi parfait contre la Pologne, les Lions du Sénégal ne devraient pas avoir du mal à se défaire des Samouraïs Bleus dont le collectif compact est la principale force.
Face à des adversaires petits de taille et vivaces, le salut du Sénégal doit passer par un jeu physique fait de redoublement de passes et aussi par les coups de pieds arrêtés. On l’a vu dans ce Mondial, beaucoup de buts ont été marqués à la suite d’une phase de jeu arrêtée. Pour dire que les Lions, avec des colosses comme Mbaye Niang, Salif Sané, Kalidou Koulibaly, ont un atout certains dans ce secteur de jeu.
Cependant, le match abouti contre la Pologne ne devrait pas installer les protégés d’Aliou Cissé dans un confort trompeur. Les Japonais n’aborderont pas ce match en victimes expiatoires. Tout comme les Sénégalais, ils savent que leur qualification au second tour passera par ce match. Ils ne prendront pas le risque d’aller chercher leur ticket en huitièmes lors du dernier match face à la Pologne surtout si Lewandowski et les siens remportent leur duel face à la Colombie.
Pour dire que Sadio Mané et ses coéquipiers doivent aborder ce match de manière sereine et sérieuse sans tomber dans le trop-plein de confiance qui risque de leur jouer un sale tour. La recette qui a fait le succès contre la Pologne (discipline tactique, détermination, efficacité et concentration) devrait suffire à venir à bout du Japon.  
Le Tireur
 


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